Résumé du stage ouvrier du 18 avril au 2 mai 2010
Par Association RESTe! le lundi 28 juin 2010, 18:56 - Chantiers - Lien permanent
Toujours en partenariat avec l’association de La Villette la Passerelle V, nous avons reçu 12 étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette.
Deux étudiantes, qui avaient effectué leur stage en juillet 2009, sont revenues sur le terrain.
Robin a également suivit les activités la première semaine, et nous avons eu la visite des enfants de Jmo (Lola et Gaspard) et de Juan-Camillo.
L’aspect chantier était encadré par Antoine et Jean (permanents de l’association), et Aurore qui passe son diplôme d’architecte cette année.
L’équipe « vie quotidienne », avec notamment la gestion du potager, était épaulée par Jean-Maurice (permanent).
Le land-art était développé par Aydé (membre de l’association).
LE LAVOIR
Le but est de créer un bassin couvert récupérant les eaux d’infiltration et de ruissellement.
La construction de cet aménagement a débuté avec la session de 2008. Le trou avait été creusé, et les fondations posées.
En 2009, la maçonnerie était montée, et les 2 premières demi fermes taillées.
Cette année, le chantier regroupait 3 postes:
-maçonnerie
-taille de pierre
-charpente
Maçonnerie
Sur les deux cotés amorcés, les pierres ont été posées jusqu’à leur niveau final. Reste à déterminer le type de finition.
Le petit coté manquant, et l’évacuation des terres, seront gérés par la quinzaine de jeunes (Cognac et Poitiers) venant pour le séjour d'août.
Taille de pierre
Trois pierres, parmi les plus avancées, ont continué d’être taillées.
Elles ont servi de support aux trois poteaux soutenant la charpente.
Charpente
Les différentes pièces des trois demi fermes (arbalétrier, entrait, poinçon, contrefiche) avaient été taillées dans les pins environnants.
Les trois poteaux, en chêne, on été récupérés grâce au Club Marpen.
Le travail de cette année consistait à finir la troisième demi ferme (tracé, réalisation des tenons et mortaises, assemblage), et à créer les encastrements avec les poteaux.
LE PROJET
L’association souhaite créer un lieu pour présenter des petits évènements (musique, théâtre…). Amphithéâtre en pleine nature, il viendra compléter le marabout pour les grandes réunions.
La combe, située en contrebas du lavoir, permettra naturellement de réaliser les gradins et la scène.
Défrichage
Premier travail pour découvrir le lieu et en apprécier le potentiel, les ronces et les bruyères ont été arrachées, le pommier central taillé, quelques pins abattus.
A coup de houe, de rateau, de merlin et autre fourche, les petites accoles apparaissent, mais aussi les désordres dans les murs de pierres sèches.
Pierre sèche
Une partie du mur principal s’était éboulé, nous l’avons dégagé pour retrouver une bonne assise. Nous en avons profité pour démonter une partie formant un ventre.
Après évacuation et tri, les cordeaux ont été placés et la reconstruction a débuté.
Relevés
Une fois le site dégagé, les étudiants ont pu en faire le relevé exact.
Au niveau laser et au double décamètre, les cotes ont été reportées sur les plans dans les trois dimensions.
Conception
Les stagiaires ont été répartis en plusieurs groupes, chacun réalisant une esquisse intégrant le programme (gradins, scène, accessibilité…).
Puis une équipe a synthétisé les idées fortes pour n’avoir plus qu’une seule proposition.
Le travail de rendu comprenait plans, coupes et croquis d’ambiance. Il a permis, non seulement de tester le projet, mais aussi de communiquer lors de l’exposition de fin de stage.
CHEZ MICHEL ROSELL
Site d’expérimentation de promotion et d’action créé dans les années 70 au milieu de la Garrigue Gardoise, ce lieu présente de nombreux aménagements.
De l’habitat d’urgence, le bioclimatisme, l’architecture comme un plus grand corps voire érogène, jusqu’aux systèmes de production énergétique non polluants et autonomisants, en passant par le traitement et la valorisation des déchets, tout ici est social.

A peine arrivés, le séjour commence par une conférence. Puis une journée complète avec alternance de visites.
Les étudiants découvrent le terrain (maison en paille, en bois, en sommier prête à être émaillée…, moteurs à air, à eau… bassins de rétention, phyto épuration, parabole à air comprimé, culture de spiruline…).
Plein les yeux et les oreilles, mais aussi plein les bras avec les chantiers (enduit, peinture, maçonnerie, entretien du chemin, fresque de verre, carrelage…).
LE LAND ART
Trois projets, ayant chacun une logique et un lieu propre, ont été menés à bien.
A chaque fois, l’inspiration et les matériaux sont tirés du site pour une composition éphémère.

Le "paysage"
Du bois calciné en silhouette urbaine, une rivière de branches, un belvédère de mousse
"L'échelle"
Tendue entre des pins, la toile se tisse et accroche les matériaux.
L'épouvantail
Un crâne nettoyé par les fourmis, une robe de pins dépenaillés, des bijoux qui tintent au vent, « Sophie », la gardienne du potager vous scrute de ses yeux de bouchon.
LA "VIE QUOT"
La vie quotidienne, c’est la vie en collectivité avec tout ce que ça comprend de tâches, de moments d’échanges, de détente. Il faut gérer la nourriture, les déchets, la vaisselle, le chauffage, les rythmes, les humeurs... Il faut faire attention à l’eau, au potager, à la sciure… trouver du temps pour soi aussi, et pour les autres.

Ca chante, ça balance de la quille, ça râpe de la carotte…
Il faut aller de la cuisine aux différentes terrasses, revenir aux douches en passant par la pompe, descendre jusqu’à la rivière en « lavélo ». Un coup au marché, un coup au chantier, un coup chez Francis donner un coup de main au service du restaurant associatif. Attraper une percussion, s’improviser porteur de lauzes, chef des sauces, ronfleur émérite… Se plonger dans le temps pour apprécier l’instant.