résumé des chantiers collectifs mars 2009
Par Association RESTe! le mercredi 22 avril 2009, 09:35 - Chantiers - Lien permanent

Suite à l’éboulement d’un des murs principaux pendant l’hiver, les travaux de consolidation et de déblaiement de la ruine principale ont repris. Les beaux jours ont également été l’occasion de relancer les jardins.
Pendant le chantier du 1er mars, nous avons profité de l’expérience du collectif de Dompnac pour réaliser des buttes dans le potager, et du prêt d’un broyeur pour faire du BRF en nettoyant le terrain. Le chantier du 21 mars bénéficie, en plus des locaux, de la présence d’anciens stagiaires de passage et de Frédo. Du monde pour les travaux nécessitant beaucoup de manutention (déblaiement, nettoyage, plantation…), et pour mener plusieurs ateliers de front (solives).

Suite à l’éboulement d’un des murs principaux pendant l’hiver, les travaux de consolidation et de déblaiement de la ruine principale ont repris. Les beaux jours ont également été l’occasion de relancer les jardins.
Pendant le chantier du 1er mars, nous avons profité de l’expérience du collectif de Dompnac pour réaliser des buttes dans le potager, et du prêt d’un broyeur pour faire du BRF en nettoyant le terrain. Le chantier du 21 mars bénéficie, en plus des locaux, de la présence d’anciens stagiaires de passage et de Frédo. Du monde pour les travaux nécessitant beaucoup de manutention (déblaiement, nettoyage, plantation…), et pour mener plusieurs ateliers de front (solives).
Les buttes
Etant donné le climat méditerranéen que nous subissons (vent asséchant, fortes pluies mal réparties), nous expérimentons différents types de culture à partir de buttes et de creux: Buttes « simples », buttes « Morez », buttes « en carré ».
Les buttes simples
Ces systèmes limitent l’assèchement tout en favorisant la résistance des plantes aux excès d’humidité (buttes) et de sécheresse (creux).
En outre, le volume de terre meuble disponible est augmenté, ce qui favorise le développement radiculaire et optimise la croissance. Le travail de la terre en est facilité.
Sur ces buttes, on réalise un paillage (ou mulching). On limite ainsi l’évaporation et les arrosages, les tassements et le travail du sol. On maintient une fraîcheur constante sans à coups (ce qui évite les stress générateurs de maladies), et favorise la vie microbienne.
Les buttes Morez
On reprend le système des buttes simples, mais on creuse au préalable des tranchées (60cm environ), que l’on remplit de bois, de fumier, et toutes sortes d'éléments compostables.
Ce compost intercalaire assure un réservoir de nourriture, optimise l’utilisation des matériaux à composter, évite le lessivage des éléments minéraux, limite les apports d’engrais. De plus, les troncs et branches se comportent comme des éponges: ils se gorgent d’eau et la restitue petit à petit. Les arrosages peuvent ainsi être plus espacés.
On rebouche ensuite avec les terres enlevées, et on paille.
Les buttes carrées
Chaque butte (de la longueur d’un râteau) est décomposée en 9 carrés. Le carré central est le creux recevant le compost intercalaire. Dans chacun des 8 autres carrés (de la largeur d’un râteau), différentes espèces seront associées. On associe légumes à grand et faible développement: un légume feuille (salade) avec un légume racine (radis) et/ou un légume fruit (tomate). On se sert des caractéristiques de chacun: les tomates assurent ombre et fraîcheur aux salades et aux fraisiers…, leur odeur éloigne la mouche de la carotte…etc. Dès qu’une espèce est arrivée à maturité ou gène sa voisine, elle est immédiatement consommée et remplacée par une autre: c’est la rotation. Choux ou salades d’hiver profitent de l’azote fixée par les haricots… Adaptées par P. Moray, ces buttes optimisent la surface disponible (la surface cultivée peut être divisée par 2), limitent la concurrence entre légumes d’une même famille ou ayant des besoins identiques, favorisent les échanges entre espèces, limitent les risques de maladie.
Les patates
Le sol d’une des terrasses avait été travaillé au préalable. Le Bois Raméal Fragmenté (broyat de pins, chênes, bruyères, sarments de vigne) était prêt. Nous avons donc profité du monde venu en renfort pour passer à la dernière étape: la plantation des patates. Tous en rang, à genoux, à 4 pattes… et en avant.
Les solives
Pour consolider les murs porteurs restants sur la ruine principale, il fallait les rendre solidaires, nous avons donc entrepris de les relier entre eux.
Certains ont simplement été étayés par des troncs, mais là où les structures étaient encore bonnes, nous avons fait d’une pierre deux coups en posant les solives des futurs planchers.
Trois volumes étaient concernés.
Le niveau final a donc été tracé, les réservations réalisées dans les maçonneries, et les solives (chanfreinées) emboîtées.
Puis les trous ont été rebouchés à sec (sans mortier).
Les reprises de maçonnerie
L’ouverture
Le linteau d’une des ouvertures du mur principal ayant disparu, la maçonnerie supérieure était en partie tombée.
Nous avons donc recréé les deux linteaux (intérieur et extérieur), et rebouché la maçonnerie manquante:
-L’arc: Il a fallu réaliser un veau (coffrage bois) servant de support pour poser les pierres. L’arc lui-même a été réalisé en juxtaposant des pierres de schiste (légèrement trapézoïdales). L’arc naturel de décharge qui s’était formé a ensuite été comblé en schistes montés au mortier de chaux.
-Le linteau cintré
Après avoir étayé la partie supérieure de la maçonnerie, une bande du parement intérieur a été démontée pour laisser le passage au linteau.
La branche, choisie pour sa forme, coupée et travaillée pour s’adapter, a été mise en place.
La maçonnerie remontée.
L’angle
Le pignon principal, en tombant, a emporté un bout de la maçonnerie adjacente. Ces murs n’étaient pratiquement pas chaînés ce qui explique que toute la partie supérieure s’est retrouvée au sol.
Pour maintenir le mur principal restant, nous l’avons soutenu de chaque coté par des troncs, et nous avons étayé la maçonnerie de l’angle restant en suspens.
Une fois en sécurité, nous avons commencé à rebâtir.
Il a d’abord fallu déblayer la base du mur pour retrouver une assise saine, puis poser les cordeaux servant de référence, et enfin rebâtir au mortier de chaux.
Le déblaiement
Les premières opérations visaient à continuer la mise en sécurité du bâti en le stabilisant.
Une fois réalisés les différents étaiements, nous avons donc pu évacuer les gravats d’un nouveau volume.
Le nombre de participants à ce chantier nous a permis de faire une chaîne depuis le volume concerné jusqu’aux lieux de stockage. Les gravats étaient donc triés au fur et à mesure de leur évacuation (pierres de grès taillées, lauzes, moellons de schiste, terre). Les pierres « ordinaires » ont servi à élaborer deux banquettes de pierres sèches (7). Elles pourront servir lors du prochain aménagement de cette zone (réfectoire des stagiaires), ou seront incorporées comme base pour poser la structure de la halle couverte (quand nous en aurons l’autorisation). La terre quant à elle a servi à combler les irrégularités du sol d’une future prairie (8) située au nord-ouest de la ruine principale.