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Comme chaque année, l’association RESTe! à organisé un chantier collectif aux alentours du 11 novembre. En prolongeant le week-end de deux jours, ce pont de 2008 a permis de rassembler une bonne vingtaine de personnes venant de plusieurs départements.

Le programme

Comme le chantier allait se répartir sur 4 jours, il nous a semblé opportun d’organiser, en guise d’introduction, une exposition le vendredi 7 novembre à la salle des fêtes de Payzac. Nous pouvions ainsi présenter ce qui avait été réalisé lors du stage étudiant d’avril 2008, et ce qui devait être fait dès le lendemain.

A l’origine, il était prévu de travailler sur l’extension du potager (préparation des buttes, préparation d’un compost...). Mais, compte tenu des pluies, les sols étaient impraticables et nous nous sommes adaptés:

  • réparation du chemin,
  • caniveau et bac de décantation,
  • déplacement du poulailler.

Plus toutes les taches inhérentes au lieu: pompage de l’eau, fabrication du pain...

L’exposition

expo3.jpgL’association « RESTe ! », en collaboration avec « la Passerelle V », avait, en avril dernier, accueilli sur son lieu d’expérimentation « La Mérigue » une vingtaine d’étudiants en architecture des écoles de Paris Val-de-Seine et de Paris la Villette.

Outre la sensibilisation aux problématiques environnementales, ce stage ouvrier de deux semaines leur avait permis d’appréhender, théoriquement et pratiquement, notre patrimoine local à travers la gestion de l’eau. Ils sont ainsi partis, avec Gilbert Roux et Thierry Bruyère, à la découverte des lavoirs et fontaines restaurés de la commune de Saint Paul le Jeune, pour ensuite s’essayer aux différents métiers du patrimoine en débutant la construction d’un bassin couvert sur le terrain. Au programme : reprise d’un mur de béalière en pierre sèche, maçonnerie en pierre de schiste pour le bassin, taille de pierre pour les poteaux devant supporter la couverture, et taille des demi fermes de la toiture.

Les temps de chantier ayant en général lieu le matin, les étudiants ont également pu monter des projets artistiques de « Land-Art », avec comme support les ruines du lieu et la rivière « la Sure » coulant en contrebas.

En parallèle, un documentaire vidéo avait été réalisé par deux des étudiants. Il retraçait, au travers du chantier, les buts et les activités de l’association « RESTe ! ».

C’est ce documentaire, et les photos réalisées lors du stage, que l’association a présenté, le vendredi 7 novembre 18h30 à la salle de La Blâche de Payzac.

Résultat positif puisque les personnes présentes ont pu rencontrer les différents acteurs de l’association, leur poser des questions, et partager avec eux et des membres du conseil municipal, un moment convivial autours d’un verre.

Réparation du chemin

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Après les grosses pluies de fin octobre, les chemins, et notamment celui qui vient de Brès, ont été fortement endommagés: les fossés se sont bouchés, les coupes eau ont été emportés, des ravine et ornières se sont creusées.

Bref, le chemin, qui n’était déjà pas facile, était pour le coup impraticable.

Avec pelles, pioches, houes, brouettes... nous avons remonté peu à peu le chemin et tenté d’améliorer les choses:

  • les anciens coupes eau ont été remodelés voir agrandis,
  • de nouveaux coupes eau ont été réalisés là où l’eau ne parvenait plus à s’écouler,
  • les fossés, tranchées et autres déviations d’eau ont été recreusés. Ils permettront notamment d’amener l’eau jusqu’au bassin du Louis, puis jusqu’au notre.
  • les trous et ornières ont été comblés par des cailloux et de la terre.

C’est pas du billard, mais ça roule.

Le caniveau, le bac de décantation, et le bassin

decantation2.jpgLors du chantier collectif de mars 2008, une tonne avait été placée au sommet de la béalière. Son rôle était de filtrer les eaux de ruissellement avant de les envoyer dans les différents bassins.

Ces bassins n’étant pas finis, les raccords n’avaient pas été réalisés. Du coup, les pluies, grossies par le ruissellement venant du bassin du Louis, ont créé un petit torrent, qui s’est transformé en cascade, et qui a petit à petit emporté le chemin, toute la terre entourant la tonne, et un angle du bassin.

Le caniveau

Pour canaliser les ruissellements, une tranchée a été creusée en travers du chemin menant chez les Caron. Elle a été remplie, sur deux couches, par des pierres plantées verticalement et emboîtées comme dans un mur (croisement des joints...).

Ce caniveau a pour fonctions de drainer et de filtrer les eaux, et de permettre le passage des véhicules. Il est prolongé par un tronc, évidé à la tronçonneuse, pour acheminer l’eau jusqu’au bac.

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Le bac

En récupérant des parties non utilisées de la piscine (filtres...), les trop-pleins du bac de décantation ont été aménagés.

On pourra donc amener l’eau décantée dans le bassin, dans la piscine, ou dans le futur lavoir.

Le bassin

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Pour empêcher les terres d’être à nouveau emportées tout en comblant la brèche du bassin, deux murs de rondins ont été érigés sur le coté du bac. Il ne restait plus qu’à boucher le trou.

Quelques brouettes plus tard, le bassin reprenait forme, et on attendait que ça se tasse.

Le poulailler

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Cet été, Jean avait reçu en cadeau un coq prénommé César. Du coup, un poulailler avait été construit sur une des terrasses en contrebas du bassin:

  • le sol est en palettes, posées sur des rondins de bois,

une petite échelle permet aux volatiles d’y accéder,

  • les murs sont remplis d’un mélange terre paille avec un

bardage de croûtes de pin,

  • le toit est en planches,
  • à l’intérieur sont aménagés un perchoir commun, et trois

niches pour la ponte,

  • un petit parc grillager forme un espace extérieur protégé.

Au final, il s’est avéré que le coq était une poule, et nous avons donné à Césarine trois comparses: Marion, Noé, et Stéfi.

Vu les dernières réflexions sur le développement de La Mérigue et de ses aménagements, on s’est aperçu que le poulailler actuel gênait l’extension du potager. Nous avons donc profité de ce chantier collectif pour le déplacer.

La zone qui nous a paru la plus appropriée, se situe à l’ouest de la ruine principale (à l’opposé du potager), en bordure de la clairière réalisée en 2005.

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Après avoir retiré les grillages extérieurs, et moult palabres plus tard, les éléments les plus encombrants (toiture, isolation...) ont été démontés.

Quatre branches ont été glissées sous la structure, permettant ainsi à huit personnes de porter le tout par petite avancées.

Arrivés au terme de la ballade, les rondins ont été remis à niveau et la structure remontée.

Une fois le grillage reposé, les poules ont pu reprendre possession des lieux.