LES OBJECTIFS

9.jpgL’objectif principal était, qu’au terme du séjour (soit 13 jours), les travaux soient achevés, ou en bonne voie d’achèvement.

Une autre contrainte était d’offrir plusieurs ateliers pour que les jeunes puissent expérimenter différentes techniques, tout en travaillant en collectif.

Etant donné leur nombre (10 de 14 à 18 ans), nous sommes partis sur un atelier de 4 et un atelier de 3 avec une rotation tous les 3-4 jours (ce qui laissait 3 personnes tournant sur le groupe de vie quotidienne).

11.jpgAu regard des besoins de l’association RESTe! et l’avancé des différents chantiers, nous avons organisé:

  • un atelier maçonnerie (réalisation d’un bassin pour la

phytoépuration),

  • un atelier charpente (toiture de l’atelier / bureau).

Auxquels il faut ajouter les tâches du quotidien (entretien des lieux et aménagements, pompage de l’eau, bois à fendre, préparation des repas...).

L’encadrement technique était assuré par Jean (maçonnerie) et Antoine (charpente), avec le soutien et la participation des encadrants de l’A.S.E.R.C. (Kty, Rachid, Noufal)

LE BASSIN DE PHYTOÉPURATION

Le fonctionnement

10.jpgLa phytoépuration est un procédé reprenant l’épuration naturelle des cours d’eau. C’est un lit filtrant (sable, pouzzolane) dans lequel sont plantées différents végétaux (roseau, iris, menthe...).

Étant donné la nature des eaux à nettoyer (douches uniquement), une grande oxygénation est moins nécessaire. Nous avons donc opté pour un système à filtration horizontale.

Notre phytoépuration sera composée de trois bassins, comportant chacun des plantations différentes. Le trop plein de l’un se déversant dans le bassin suivant. Au sortir du système, une mare pourra être aménagée pour servir d’indicateur biologique.

Le bassin

En avril 2007, les étudiants en architecture de Paris Val-de- Seine avaient réalisé la dalle devant supporter les bassins (armée aux bambous tressés).

En suivant, les jeunes cognaçais ont monté le premier des trois bassins.

Ce bassin est bâti en pierres locales (schiste), maçonnées au mortier de chaux (mélange terre argileuse, chaux hydraulique naturelle, et un peu de ciment pour augmenter la perméabilité et l’acidité).

Les parois, arrondies cotés intérieur (pour éviter les zones de croupissement), font une trentaine de centimètre d’épaisseur pour soixante dix de haut.

La réalisation

15.jpgPendant qu’une équipe nettoyait le site, installait les cordeaux, une autre préparait le mortier et allait chercher les pierres à proximité.

Puis le chantier alternait entre la pose du mortier et la pose des pierres.

Une couche de mortier était posée. Puis les pierres, en alignant les parements sur les cordeaux. Puis le garni compris entre les deux parements.

On montait les cordeaux, remettait une autre couche de mortier, puis une autre rangée de pierres en faisant attention de bien croiser les joints verticaux.

Et ainsi de suite jusqu’au niveau fini.

Les têtes de mur ont alors été protégées par des lauzes (grandes pierres plates).

LA CHARPENTE

La situation

2.jpgDevant les besoins grandissants de l’association RESTe!, une déclaration de travaux avait été déposées pour reprendre les toitures de certains volumes du bâtiment principal. L’objectif du séjour était de couvrir une pièce de 15m2, pour y créer:

  • Un atelier à outils au rez-de-chaussée,
  • Un bureau à l’étage...

La toiture

3.jpgLa charpente est composée de trois poutres de 3,50m. Elles reposent, d’un coté sur le mur nord (elles reprendront ainsi la poussée de la toiture voisine), et de l’autre sur une poutre horizontale: la panne sablière.

Sur le pignon ouest, un linteau a également été posé pour franchir une porte existante.

Toutes les pièces ont été coupées et débitées sur place, à partir de pins du terrain.

Les poutres ayant un écartement réduits (environ 70cm), les planches ont été clouées directement dessus.

L’étanchéité de la couverture sera assurée par le chevauchement des lauzes, posées sur un lit d’argile.

La réalisation

1.jpgLa future charpente a été tracée au sol. Les emboîtements des poutres sur la panne ont pu être dessinés, puis taillés à la scie et au ciseau à bois.

Pendant ce temps, les réservations des poutres, ainsi que les rives étaient réalisées dans les maçonneries.

Une fois les poutres traitées et posées à leur emplacement (après quelques ajustements), les trous et arases ont été comblés.

Les planches ont ainsi pu être clouées rapidement. Elles s’appuient, coté est sur la maçonnerie du pignon, puis sur les trois poutres, et coté ouest sur la maçonnerie et le linteau de la porte.

LA COUVERTURE

13.jpgLe but étant de visualiser l’ensemble de la mise en œuvre d’une toiture (les arases et les rives, la charpente, la couverture), les trois premières rangées de lauzes, représentant l’égout couvrant la façade sud, ont donc été posées.

Les jeunes ont ainsi pu observer le principe de chevauchement des lauzes, le poids qui en résulte (trois épaisseurs permettant d’amener les eaux de pluie jusqu’à l’égout sans infiltration), et la raison d’une charpente conséquente.

La réalisation

14.jpgLes lauzes, récupérées sur place, ont été triées par profondeur et épaisseur.

La première rangée, choisie dans sa totalité, est posée à sec (sans mortier), ce qui permet de créer le meilleur agencement (il faut gérer les différences de hauteur, les défauts...).

Puis les lauzes sont retirées, le mortier étalé, et les lauzes reposées en respectant l’alignement du cordeau.

La deuxième rangée est choisie, posée à sec (il faut en plus gérer le croisement des joints), puis posée au mortier.

Et ainsi de suite...

LE PIQUETAGE DES MURS

L’objectif

6.jpgUne fois le volume couvert, donc protégé, les murs ont été préparés pour être réenduits.

Les vieux mortiers ont été piquetés sur 2cm, ce qui garantira une meilleur accroche pour les enduits à venir.

Suivant l’utilisation des volumes, et les besoins qui en découlent (éclaircissement, isolation, assainissement...), les murs seront enduits entièrement (avec ou non un mortier isolant), ou simplement rejointoyés.

BILAN

Très positif.

Etant donnés les résultats, les techniques abordées ont été assimilées, ainsi que les règles de sécurité.

La gestion des postes de travail et la motivation des jeunes ont permis de dépasser les quelques moments de fatigue inhérents au chantier.

Les jeunes ont pu tourner sur les différents postes, et ainsi appréhender différents métiers de la construction (maçonnerie, charpente, couverture...). Ils ont œuvré, à des postes complémentaires, à la réalisation d’objectifs communs, et les ont atteints

Merci aux encadrants de l’A.S.E.R.C.: Catherine, Rachid et Noufal, pour leur dynamisme et leur bonne humeur, qui alliés à leurs compétences, ont fait de ce séjour une réussite et un plaisir.